Lottie & Walter


Lottie a un gros problème.
Tous les samedis, elle a cours de natation. Sauf qu'il est hors de question pour elle de mettre un orteil dans le bassin avec les autres enfants.
À cause du requin.
Le requin, oui oui.

Au fond de la piscine, il y a un requin.
Elle seule le sait, personne d'autre ne peut le voir.
Le requin ne s'intéresse pas non plus aux autres. Ni à la maîtresse de natation, ni aux autres enfants qui barbotent pourtant, très appétissants, juste au-dessus de son nez.
Non, la seule que le requin veut croquer, c'est Lottie.

La solution apparaît un jour au détour d'une flaque d'eau. Un morse gigantesque en surgit soudain. Il s'appelle Walter. Devenu l'ami de Lottie, il va l'aider à résoudre son problème…

Anna Walker

Éditions Kaléidoscope, 2020

ISBN 9782378880057

48 p.

13,50 €

Lottie and Walter
Traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo


À partir de 4 ans


Il n’y a pas que la peur du noir ou celle des monstres dans le placard, la peur peut prendre un nombre infini de visages. Lottie & Walter en est un très joli exemple.
Anna Walker aborde le sujet de la peur de l’eau avec beaucoup de délicatesse et de subtilité. On comprend parfaitement de quoi il est question, sans qu’à aucun moment l’illustratrice ait besoin de nommer l’angoisse de Lottie.

Tout passe par l’imaginaire, par la manière dont l’imagination de la petite fille transpose son inquiétude sous des formes animales. L’ombre du requin, lors de sa première apparition à peine esquissée, est une menace parfaitement explicite.
Quant à Walter, avec sa grosse moustache, son air patapouf et son énorme silhouette, il a des airs de doudou géant, d’édredon au creux duquel se blottir pour se réchauffer.

L’album entier est conçu pour rassurer. Les pages ménagent de grands espaces blancs qui éclairent le livre, et mettent en valeur ses couleurs à la fois joyeuses et douces, tout en pastel.
Les dessins sont doux, ronds, chaleureux.
Lottie est craquante, ses camarades rayonnent de bonne humeur, et le bon gros géant Walter envahit l’espace (visuel et sonore, car c’est par une drôle de chansonnette qu’il va permettre à Lottie de surmonter sa peur) pour le rendre plus confortable.

De bout en bout, tout est fait pour dédramatiser.
Un accompagnement plein de tendresse dont nombre d’enfants auraient besoin lorsqu’ils font leurs premiers pas à la piscine, un environnement saturé de bruits et d’odeurs fortes (ah, le chlore…) dans lequel on doit se mettre à nu dans tous les sens du terme, et accepter de se mettre en danger.
Pas toujours facile – et c’est un aquaphobe (plus ou moins) repenti qui vous le dit !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s