Le Passage du Diable

Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. 
Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.
Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. 

Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?

De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

Anne Fine

Éditions École des Loisirs, 2014

ISBN 9782211209830

307 p.

17,50 €

The Devil Walks
Traduit de l’anglais
(Grande-Bretagne)
par Dominique Kugler


À partir de 13 ans


Loin de son habituel univers humoristique, Anne Fine démontre ici l’étendue de son talent littéraire.
Le Passage du Diable est un roman étrange, dans la veine du roman gothique, avec sa vieille bâtisse pleine de terribles souvenirs, ses personnages fragiles (on pleure beaucoup dans ce livre), troublants, effrayants, ou si délicieusement classiques qu’ils en sont terriblement attachants (les Marlow, merveilleuse famille de fiction qui aurait donné envie de se faire adopter si l’on avait vécu au XIXème siècle).

Prenant le temps de camper décors, intrigues et caractères, Anne Fine joue à fond la carte de la référence littéraire. Son style lui-même, extrêmement soigné sans être précieux, évoque sans peine les plumes de Dickens ou du Henry James version Tour d’écrou.
Nous sommes très loin des potacheries joyeuses de Brochettes à gogo ou d’Ivan le terrible. Normal, le roman ne s’adresse pas du tout au même public.

Livre dont l’emballage suranné est pleinement assumé sans paraître poussiéreux, Le Passage du Diable est un hommage réussi au roman fantastique anglais, plein de finesse, qui joue moins sur la terreur que sur la tension d’une atmosphère devenant subtilement pesante et inquiétante au fil des pages.

Par son niveau de langue et son classicisme affirmé, un roman à conseiller à de très bons lecteurs à partir de 13 ans… et à tous les amoureux de ce genre si particulier, quel que soit leur âge !


La page du blog consacrée à l’auteure : Anne Fine

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