Ivan le terrible

Tout commence parce que Boris parle russe. Un matin, son professeur lui demande de venir en aide à un nouveau venu dans l’école. Il s’appelle Ivan, il est Russe et Boris doit lui servir d’interprète. Jusque-là tout va bien. Seulement les premières paroles en russe d’Ivan sont :
« Salutations à vous tous, pauvres vers tremblants… Sans aucun doute, vous serez tous assez faibles d’esprit pour m’accueillir parmi vous. Vos cerveaux minuscules, imbéciles comme des bulbes, sont tout simplement incapables de voir que j’ai des pouvoirs secrets dont j’ai l’intention de me servir pour faire de vous tous mes esclaves. »
Boris reste pétrifié. Qui est cet affreux garçon ? Et comment traduire son horrible discours ?

Anne Fine

Éditions École des Loisirs, 2008

ISBN 9782211092241

80 p.

8,20 €

Ivan The Terrible
Traduit de l’anglais
(Grande-Bretagne)
par Nadia Butaud


À partir de 9 ans


Encore une idée rigolote signée Anne Fine ! Une idée qui est l’occasion de quiproquos et de cachotteries sans fin, dont elle a le réjouissant secret. Les mensonges s’enchaînent, et on se demande bien comment tout ceci va pouvoir se terminer.

Le roman se déroule l’espace d’une journée, quelques heures synonymes de cauchemar pour Boris – et d’une belle brochette de sourires pour le lecteur, ravi d’entendre un tel chapelet d’horreurs sortir de la bouche d’un enfant.

Car le jeune Ivan a le chic pour exprimer des idées plus terribles et cruelles les unes que les autres, servies avec un sourire radieux qui embobine les adultes dupés par la barrière de la langue.
On s’amuse beaucoup, bien sûr, de ce décalage permanent, de l’imaginaire mortifère d’Ivan, mais aussi des réactions (plus ou moins) habiles de Boris.

Et puis, mine de rien, Anne Fine égratigne un peu le vernis trop brillant pour être honnête du petit monde de l’enfance, notamment à l’école. Elle cible par exemple la cruauté des comptines pour enfants, ânonnées sans jamais réfléchir aux paroles, ou l’hypocrisie des discours sur les bonnes manières et la pensée positive.
Ses origines russes offrent à Ivan un filtre impitoyable sur certaines de nos habitudes, des choses si usuelles qu’on oublie d’y réfléchir.

Un petit roman facile et amusant, mais aussi très malin.


La page du blog consacrée à l’auteure : Anne Fine

Une réflexion sur “Ivan le terrible

  1. Ping : Le Passage du Diable – (p'tits) cannibales lecteurs

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s