Céleste, ma planète

Elle est apparue un matin dans l'ascenseur. On a monté cent quinze étages en silence. Puis elle est entrée dans l'école, comme moi. Pendant la récréation, elle est restée dans la classe. Moi, penché au parapet de la terrasse de verre, je me répétais : «Ne tombe pas, ne tombe pas, ne tombe pas». J'avais peur de tomber amoureux. À l'heure du déjeuner, elle est partie et n'a jamais remis les pieds au collège. Il fallait que je la retrouve.

Timothée de Fombelle

Éditions Gallimard-Jeunesse, Folio Junior, 2009

ISBN 9782070623242

92 p.

4 €


À partir de 10 ans


Comme je ne dirai jamais assez de bien de Timothée de Fombelle , je voudrais commencer cette chronique par un regret : ce roman est beaucoup, beaucoup TROP COURT.

Car pour le reste, quelle petite merveille, encore une fois !
Initialement publié dans la revue Je Bouquine, Céleste, ma planète se déroule dans une version de notre monde, futuriste et pourtant effroyablement crédible.

Les immeubles ont plus de 300 étages et porte des noms bizarres – !mmencity, !ntencity, !ndustry -, on range les voitures à la verticale dans de monstrueux parkings verticaux, la publicité est omniprésente et la pollution englobe tout.

Le narrateur de l’histoire n’est pas à sa place dans un tel environnement. C’est un garçon rêveur, qui dessine des cartes du monde et joue du piano, seul dans l’appartement gigantesque et sans âme, déserté par sa mère débordée de travail.
Son seul ami est Briss, fils du laveur de carreaux des tours de verre, qui vient chaque soir vider le frigo que la mère du héros fait remplir à distance chaque lundi.

Tout change le jour où Céleste arrive au collège. Elle n’y reste pourtant qu’une matinée, ne dit pas un mot, mais c’est suffisant pour tomber amoureux – et pour partir à sa recherche coûte que coûte dans la ville immense…

Dans ces brèves 92 pages, il y a, certes, une histoire d’amour qui ne tient à rien, ce qui la rend d’autant plus juste et touchante.
Mais il y a aussi et surtout un propos simple et subtil sur l’écologie, sur l’avenir de notre planète, sur la manière dont nous l’abîmons et dont nous nous abîmons par la même occasion.

Avec un beau mélange de mélancolie, d’humour léger, d’aventure et de fausse naïveté, Timothée de Fombelle signe une fable utopiste et engagée qui évoque Tistou les pouces verts et ses espoirs pacifistes.

Pour réfléchir et rêver, un petit livre facile et utile à partir de 10 ans.


La page du blog consacré à l’auteur : Timothée de Fombelle

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