Olga et le cri de la forêt

Olga a 8 ans et a déjà connu six déménagements. Le dernier l’a conduite dans une maison biscornue, flanquée de multiples tourelles. Elle entreprend d’arracher le papier peint de sa nouvelle chambre, pour la rafraîchir, et découvre une toute petite porte fermée à clé. De l’autre côté, quelqu’un cherche à communiquer. Qui est-ce ?
Un autre mystère survient : les parents d’Olga, partis se promener dans le bois voisin, ne donnent plus signe de vie…

Laure Monloubou

Éditions Amaterra, collection Argile

ISBN 9782368561881

139 p.

13,90 €


À partir de 8 ans


Laure Monloubou aime les gens fragiles, un peu décalés, un peu à part.
Dans ses livres, elle les recueille, les protège et révèle leur force et leur beauté. Dans ses livres, ceux qui ne sont pas comme tout le monde, par choix ou non, brillent de mille feux.
C’est vrai dans certains de ses nombreux albums, ça l’est encore plus dans ses romans.
Dans le premier, La Diamanterie, la jeune Pénélope boitait, en plus de peiner à nouer des liens avec les autres.
Dans son deuxième que voici, Olga n’entend rien. Ce handicap va jouer un rôle déterminant dans l’intrigue (je ne dis pas pourquoi, évidemment). Pourtant, Laure l’évoque toujours avec beaucoup de pudeur, sans insister. À tel point que les mots « sourde », « surdité », « malentendante » et leurs dérivés n’apparaissent jamais dans le livre. À aucun moment, ce n’est le sujet du roman.

« Si Olga avait pu, elle aurait posé son oreille contre la porte et peut-être aurait-elle entendu quelques sons venant de derrière… Mais les oreilles d’Olga ne fonctionnaient pas. »

L’un des petits prodiges d’Olga et le cri de la forêt, c’est de faire paraître normal et naturel tout un tas de choses qui ne le sont pas forcément. Par exemple, les multiples déménagements de la famille d’Olga. Un jour, le papa de la fillette décide d’aller voir ailleurs, et c’est parti ! Pas besoin de savoir pourquoi, d’inventer des histoires de travail qui change, des problèmes de santé ou de voisins méchants ou je ne sais quoi – des raisons d’adulte. On s’en fiche.

Non, déménager, c’est la joie, c’est la porte ouverte à la découverte et à l’aventure. Comme celle qui emmène Olga très loin dans l’inconnu et le mystérieux… Car Olga et le cri de la forêt est un conte merveilleux. Une histoire intemporelle, échappée du temps, où tout devient possible simplement parce qu’on a envie d’y croire.
L’écriture tranquille et lumineuse de Laure Monloubou autorise le lecteur (jeune et moins jeune) à laisser s’envoler son imagination. Elle porte sans effort un récit tellement prenant qu’il est difficile de reposer le livre avant de l’avoir terminé.

Comme le premier métier de Laure est de faire des petits dessins, elle a décidé d’en mettre plein dans Olga. Des illustrations en noir et blanc qui se glissent un peu partout dans le texte, ajoutant de la vie et des expressions irrésistibles à ses personnages. (Je vous recommande le dessin du chat page 85.)
Du coup, le livre est encore un peu plus doux et joli. Et ça, c’est drôlement précieux.


La page du blog consacrée à l’auteure : Laure Monloubou

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